Le Pays sans Lune de Simon Jimenez, Prix Planète-SF des blogueurs 2023

Simon Jimenez est un auteur philippino-américain. Fan des Cantos d’Hyperion, il est connu en France pour Cantique pour les étoiles et Le Pays sans Lune.

Le Pays sans Lune, justement, publié en 2023 par J’ai Lu dans une traduction de Patrick Dechesne, est le lauréat du Prix Planète-SF des blogueurs 2023.

 

« Œuvre complexe qu’il faut comprendre dans sa dimension archétypale » selon Anudar, le roman met en scène un « univers cruel et proche de la dystopie…qui n’est pas sans faire penser au despotisme hydraulique décrit par certains historiens comme l’un des types de contrôle des populations…, et qui constitue l’une des matrices de Dune ».

Tigger Lily l’écrit : « Le Pays sans lune est avant tout un voyage qui rapproche des êtres qui ne se connaissaient pas et qui éloigne des proches. Un voyage dangereux qui change la donne. Un voyage pour découvrir ce qui fait Le Pays sans lune et surtout ce qui le défait. Une thématique classique de la fantasy, somme toute. Mais l’emballage narratif et le worldbuilding ont suffit à donner de l’ampleur à ce récit qui se révèle prenant et bourré d’enjeux ». Sans oublier « des personnages très forts ».

« Un texte parfaitement maîtrisé où même ce qui semble ne pas avoir de sens en a, en fait, un » dit Cédric Jeanneret.

Un « grand roman » pour Lorhkan, qui « fait immédiatement penser aux romans de Zelazny les plus exubérants », Simon Jimenez « mêlant poésie et moments dramatiques, évocations mythologiques et moments plus triviaux, amour le plus pur et violence la plus abjecte ».

 

Le Pays sans Lune est donc le Prix PSF 2023.

Les nominés du Prix Planète SF des blogueurs 2023

Le scrutin pour désigner la short list du Prix Planète SF des blogueurs 2023 est maintenant clos.

Les forumeuses et forumeurs ont voté et choisi :

  • Les Flibustiers de la mer chimique de Marguerite Imbert (Albin Michel Imaginaire)

Les membres du jury ont voté et choisi :

  • Eversion de Alastair Reynolds (Le Bélial – Traduit par Pierre-Paul Durastanti )
  • Le Pays sans lune de Simon Jimenez (J’ai Lu Nouveaux Millénaires – Traduit par Patrick Deschenes)
  • Sur la Lune de Mary Robinette Kowal (Denoël Lunes d’Encre – Traduit par Patrick Imbert)

Le jury dispose maintenant de tout l’été pour faire les rattrapages de lecture nécessaires avant une délibération à la rentrée pour décider lequel de ces quatre romans deviendra le Prix Planète-SF 2023.

 

Prix Planète SF 2023 : les blogueurs ont désigné le premier titre de la shortlist

Quinze jours de vote et le premier titre de la shortlist du Prix Planète SF 2023 est connu.

Il s’agit de :

Les flibustiers de la mer chimique, de Marguerite Imbert, publié par Albin Michel Imaginaire,

vainqueur aux points, qui devient donc le premier livre à intégrer la shortlist en vue de l’attribution du Prix 2023.

Le jury a maintenant la charge de voter en son sein pour ajouter trois autres livres à ce premier sélectionné. Ceci fait, la shortlist complète sera publiée. Les éventuels rattrapages de lecture auront lieu, comme chaque année, pendant l’été, et à la rentrée le jury pourra délibérer et attribuer le Prix Planète SF des Blogueurs 2023.

 

Ont obtenu aussi des votes lors de cette première phase :

Alfie, Christopher Bouix, Au Diable Vauvert

Analog/Virtuel, Lavanya Lakshminaryan, traduit par Lise Capitan, Le Rayon Imaginaire

Cité d’ivoire, Jean Krug, Critic

Eversion, Alastair Reynolds, traduit par Pierre-Paul Durastanti, Le Bélial

Gidéon la neuvième, Tamsyn Muir, traduit par Stéphanie Lux, Actes Sud

Hector, Léo Henry, Rivages

Immobilité, Brian Evenson, traduit par Jonathan Baillehache, Rivages

Jusque dans la terre, Sue Rainsford, traduit par Francis Guévremont, Aux Forges de Vulcain

La cité des nuages et des oiseaux, Anthony Doerr, traduit par Marina Boraso, Albin Michel

La cité diaphane, Anouck Faure, Argyll

La guerre des marionnettes, Adam-Troy Castro, traduit par Benoit Domis, Albin Michel Imaginaire

La maison aux mille étages, Jan Weiss, traduit par Eurydice Antolin, Le Rayon Imaginaire

La tragédie de l’orque, Pierre Raufaust, Aux Forges de Vulcain

Le temps des sorcières, Alix E. Harrow, traduit par Thibaud Eliroff, Le Rayon Imaginaire

Les cartographes, Peng Sheperd, traduit par Anne-Sylvie Homassel, Albin Michel Imaginaire

Les chants du Nüying, Emilie Querbalec, Albin Michel Imaginaire

Les enfants de Paradis, Arnauld Pontier, Ex-Aequo

Morgane Pendragon, Jean-Laurent Del Socorro, Albin Michel Imaginaire

Ou ce que vous voudrez, Jo Walton, traduit par Florence Dolisi, Denoël Lunes d’Encre

Paradox Hotel, Rob Hart, traduit par Laurent Bury, Belfond Noir

Peut-être les étoiles, Ada Palmer, traduit par Michelle Charrier, Le Bélial

Requiem en catastrophe majeure, Olivier Gechter, Mnémos

Sorrowland, Rivers Solomon, traduit par Francis Guévrement, Aux Forges de Vulcain

Summerland, Hannu Rajaniemi, traduit par Annaïg Houesnard, ActuSF

Sur la Lune, Mary Robinette Kowal, traduit par Patrick Imbert, Denoël Lunes d’Encre

Tyst, Luvan, Scylla

Une autre moi-même, M.R. Carey, traduit par Mikael Cabon, L’Atalante

Un pays de fantômes, Margaret Killjoy, traduit par Patrick K. Dewdney, Argyll

Ymir, Rich Larson, traduit par Pierre-Paul Durastanti, Le Bélial

Vote pour le choix des forumeurs 2023 : c’est parti

Du 1er au 15 juin, les forumeurs inscrits sur le Planète-SF votent pour choisir le premier livre de la short-list pour l’édition 2023. Chaque forumeur/chroniqueur peut voter pour un à trois livres (dans l’ordre de préférence s’il y en a plusieurs).

Vous pouvez voter ci-dessous (sous le point de règlement). Si la chronique du (ou des) livre(s) choisi(s) (même courte et/ou seulement sur le forum) n’est pas encore écrite, il vous faut donc l’écrire et la mettre en ligne avant de voter.

Sachez qu’une liste de titres éligibles (liste non exhaustive) est disponible sur le forum dans un fil dédié.

Le règlement :

Les membres forumeurs du PSF nominent un livre pour la short-list du Prix PSF. Les jurés PSF n’ont pas le droit de participer à cette phase.
Les livres arrivés en short-list l’année précédente ne sont pas nominables.
Le livre nominé par les forumeurs est déterminé par un vote.
Le système de vote secret est fourni aux forumeurs dès le 1er juin par le jury, et le vote est ouvert pour 2 semaines, du 1er au 15 juin.
Les forumeurs sont libres de faire toute campagne qui leur serait agréable, y compris avant l’ouverture du vote.
Il n’y a pas de préliste. Chaque forumeur qui le souhaite désigne de 1 à 3 livres, classés s’il y en a plusieurs. Le(s) livre(s) désigné(s) doit avoir été chroniqué(s), au moins brièvement sur le forum, par celui qui le(s) désigne.
Le livre désigné en premier (le préféré) score 3 points, l’éventuel second 2 points, l’éventuel troisième 1 point. Les comptes sont faits par le jury au vu des votes reçus.
A l’issue des deux semaines de vote, celui-ci est déclaré clos et l’ouvrage ayant obtenu le plus de points est désigné publiquement comme Choix des Forumeurs (en cas d’égalité de points, le jury est souverain pour déterminer un moyen de départage qui sera rendu public). Le Choix des Forumeurs est le premier ouvrage désigné de la short-list du Prix PSF.

Pour voter :
Pour remplir le formulaire, cliquez ici !

Notre part de nuit de Mariana Enriquez, Prix Planète-SF des blogueurs 2022

Né en 1973 à Buenos Aires, Mariana Enriquez est une journaliste, romancière et novelliste.

En français on peut lire d’elle le recueil de nouvelles Ce que nous avons perdu dans le feu et, depuis l’an dernier, le gros roman Notre part de nuit.

Après une délibération animée, Notre part de nuit, traduit par Anne Plantagenet et édité aux Editions du Sous-Sol, a obtenu le Prix Planète-SF des Blogueurs 2022.

Notre part de nuit est un roman-fleuve qui est autant une histoire fantastique d’une grande cruauté qu’une évocation du passé troublé de l’Argentine – le pays d’origine de l’autrice. C’est aussi la mise en lumière noire de rapports père-fils, avec tout ce que ces rapports comportent d’ambiguïté entre amour et exigence, ou encore de relations familiales dysfonctionnelles jusqu’à l’inimaginable.

Récit émietté, récit développé sur des décennies, récit éparpillé entre les lieux et les époques, récit kaléidoscopique mais toujours limpide, Notre part de nuit donne la parole à tous – même à ceux dont on sait qu’ils sont déjà morts -, ou lance à son lecteur quantité de références comme autant d’easter eggs à savourer. Un lecteur qui s’émerveille donc, avant de s’horrifier de ce dont il est témoin.

Colossal et convoluté comme une cathédrale baroque, Notre part de nuit est un récit larger than life, avec un fantastique larger than life, des personnages larger than life, la folie larger than life d’une grand-mère malfaisante, l’amour larger than life d’un père pour son fils, le délire larger than life d’une dictature criminelle, le tout lié par une structure proprement stupéfiante par la manière avec laquelle elle parvient à faire tenir le tout ensemble.

Notre part de nuit a déjà gagné les prix Imaginales, GPI, et Herralde en Espagne. On dira alors peut-être que nous ne sommes pas originaux. Mais pourquoi vouloir être original quand cela signifie passer à côté d’un roman d’une telle qualité ?