Interview des membres de la communauté Planète-SF #9 : Elessar

81Je suis Elessar, El pour les intimes,  j’ai 30 ans (sinon rien) depuis peu (Hélas) et je suis un passionné de tout ce qui touche à la SFFF et autres geekeries qui n’ont pas grand chose à voir avec le réel ^^ Dans le monde matériel,  je suis graphiste.

Je suis donc le taulier de l’Imaginarium Électrique, blog que j’essaie de mettre à jour aussi souvent que ma trop grande tendance à la procrastination me le permet. C’est à dire pas très souvent 😀

Pourquoi t’intéresses-tu aux littératures de l’imaginaire ? As-tu des livres et auteurs cultes ?

Bonne question. Aussi longtemps que je me souvienne j’ai toujours voulu lire, j’ai attendu de savoir lire avec impatience pour pouvoir dévorer à mon tour des tas d’histoires qui me feraient voyager et je pense que l’Imaginaire s’est plus ou moins imposé de lui même. J’ai commencé par avoir une grosse période mythologie dans mon enfance avec les légendes grecques, romaines, égyptiennes… enfin tout ce qui est cool avec des héros colorés et des méchants monstrueux ^^

Mais je pense que ce qui a vraiment changé ma vie, c’est d’une part la lecture du Seigneur des anneaux quand j’avais 10 ans et d’autre part la découverte de Star Wars au même âge.

En fait je n’ai pas vraiment répondu ^^

Je pense que se qui m’attire principalement c’est l’émerveillement,  le rêve,  l’ailleurs.  La littérature du réel ne m’attire pas, aussi bien soit elle, elle représente un monde que l’on a tous les jours sous les yeux. Mais avec l’imaginaire,  c’est le voyage vers des terres complètement inaccessibles,  ce sont des fenêtres vers des tas de possibilités,  c’est l’infini des possibles. 🙂

En y réfléchissant,  je n’ai pas vraiment d’auteurs cultes dont j’ai lu absolument toute la production.  Quelques œuvres par contre ça oui. Je pense d’abord à Tolkien et Le Seigneur des anneaux bien sur, mais aussi le cycle de Narnia de C. S. Lewis qui m’a fait explorer tout les recoins de mes armoires étant enfant ou L’Histoire sans fin de Michael Ende que j’ai relu de très nombreuses fois.

Son décès récent me fait penser à Philippe Ebly dont j’ai dévoré la série des Conquérants de l’impossible. Plus que sa mort, je pense que ce qui m’a attristé, c’est la relative indifférence dans laquelle il est parti.

Le cycle de Dune d’Herbert fait aussi partie pour moi des incontournables, de même que celui des Robots et de Fondation d’Asimov.

Quelle est l’histoire de ton blog ? Y parles-tu uniquement de littératures de l’imaginaire ?

Avant d’ouvrir mon blog actuel, j’en ai eu un vers 18/20 ans où je racontais un peu ma vie. C’était complètement inintéressant et je pense (j’espère surtout^^) qu’il a disparu dans les limbes d’internet.

En retombant dessus il y a quelques années,  je me suis dis que je devrais continuer mais en parlant de choses un peu plus passionnantes. Du coup je me suis dis autant parler de ce qui me passionne. Ce qui m’a motivé aussi c’est que je ne suis pas super doué a la base pour analyser ce qui fait qu’un livre/film… me plaît et j’ai pensé que ce serait un bon exercice de me forcer à décortiquer ce que j’avais pensé de mes lectures.

J’étais d’ailleurs persuadé d’avoir eu une idée révolutionnaire,  et la je suis tombé sur le Planète-SF et la multitude de blogs rattachée à la SFFF.  Ça m’a ouvert un autre monde on va dire ^^

J’y parle principalement de littérature mais pas uniquement. J’essaye aussi de parler de films, de jeux vidéo, de bd (comics surtout) et même de musique, mais toujours en lien avec l’imaginaire.

Pour terminer, lesquelles de tes récentes lectures nous conseillerais-tu ?

J’ai eu de bonnes lectures depuis le début de l’année mais pas de coup de cœur encore. En 2013 par contre, j’ai lu de très bonnes choses.

9782266223935
Janus d’Alastair Reynolds. Un grand Space-Opera un peu Hard Science et probablement son meilleur roman jusqu’à présent. Probablement le dernier que je lis aussi car ça a l’air mal barré pour voir venir de nouvelles traductions 🙁

Wastburg de Cedric Ferrand, un roman surprenant, riche par les idées et la langue, une pépite. J’attends son prochain roman avec impatience.

priest-monde_invertiFéerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez. Un genre de fantasy, plus ou moins urbaine, c’est drôle,  horriblement, horriblement drôle et drôlement horrible. C’est en tout cas extrêmement original j’ai trouvé.

– Mais sinon mon gros coup de cœur, c’est ma découverte de Christopher Priest. J’ai lu Le Monde inverti et Le Prestige et ça a été deux claques, c’est superbe, inventif et surprenant.

Pour découvrir le blog d’Elessar, cliquez sur la bannière ci-dessous :

imagelecN’hésitez pas à nous rejoindre sur le forum du Planète-SF pour partager vos lectures, et bien plus encore.

Ceux qui souhaitent également être interviewés, vous pouvez vous signaler ici.

Interview des membres de la communauté Planète-SF #8 : Cerise

shakaceriseJe suis Cerise, Anaïs de mon vrai prénom, une jeune étudiante strasbourgeoise (de cœur et non d’origine) ambitionnant de faire de la recherche en Neurosciences (il y a encore du chemin !). J’ai débarqué récemment dans la blogosphère de par ma passion pour la SFFF sur tous supports. Vous me retrouverez souvent également sur certains forums ou sites sous le pseudo de ShakaCerise (à changer !) à cause de l’indisponibilité de mon pseudo/surnom initial.

Pourquoi t’intéresses-tu aux littératures de l’imaginaire ? As-tu des livres et auteurs cultes ?

Je pense qu’il y a plusieurs facettes de ces littératures qui ont éveillé cet intérêt croissant chez moi. Une en particulier est l’appel au rêve, à l’évasion, au voyage, l’ouverture de l’esprit à d’autres possibles (ou impossibles). Il y a aussi, notamment en Science-Fiction, une alchimie entre prospection et sense of wonder qui m’attire, ainsi qu’une part de réflexion sous-jacente assez unique je trouve.

Cela fait longtemps que je suis attirée par la SFFF (surtout la Science-Fiction) mais c’était plutôt quelque chose à la fois d’intrigant et d’intimidant que j’admirais un peu de loin. Je n’osais pas, et ne savais pas comment, aborder une littérature si vaste : par quelle porte d’entrée ? En suivant un certain chemin ou en lisant au hasard ce qui me tombait sous la main ? Je connais quand même quelques traits caractéristiques des différents sous-genres, ainsi qu’un certain nombre d’œuvres de référence qui leur sont associées, mais je ne les ai pour la plupart pas encore lues. C’est finalement «Monsieur Cerise» en fin connaisseur qui m’y a initiée et j’ai décidé en parallèle de créer un blog afin de relater mon cheminement et de pouvoir en discuter.

Singulier-plurielJe me suis mise donc sérieusement à lire de la SFFF assez récemment avec quelques classiques notamment les quatre premiers tomes de Fondation d’Isaac Asimov et Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes. Mon premier grand coup de cœur fut Spin de Robert Charles Wilson. Par la suite, j’ai eu une belle révélation avec Singulier Pluriel de Lucas Moreno et j‘ai entrepris finalement la lecture du Trône de Fer de George R. R. Martin. Mais si George R. R. Martin est devenu un auteur que j’apprécie beaucoup, c’est avant tout grâce à ses nouvelles de Science-Fiction écrites avant le Trône de Fer, que j’ai lues ultérieurement. Plus généralement, je me suis aussi découvert un goût pour les nouvelles grâce au challenge Je Lis des Nouvelles et des Novella (JLNN) de Lune que je remercie donc doublement car elle est aussi à l’initiative des interviews du Planète-SF.
chanson-pour-lya-310003-250-400

Vu mes lectures assez limitées pour l’instant, on ne peut pas vraiment dire que j’ai des auteurs cultes. Cependant, il est vrai que j’aime beaucoup Robert Charles Wilson et George R. R. Martin. Dernièrement, j’ai aussi été très impressionnée par le talent de novelliste de Sylvie Lainé, avec sa description sensible et tout en finesse de la psychologie humaine, la relation avec l’Autre même sous ses formes les plus étranges. Par contre, Chanson pour Lya de George R. R. Martin, les recueils de Sylvie Lainé et Singulier Pluriel de Lucas Moreno font partie indéniablement de mes livres cultes !

Quelle est l’histoire de ton blog ? Y parles-tu uniquement de littératures de l’imaginaire ?

Afin de découvrir au mieux les littératures de l’Imaginaire, j’ai parcouru beaucoup de blogs, de forums et de magazines (notamment Bifrost). L’idée de tenir mon propre blog a donc tout naturellement germé dans mon esprit. Je souhaitais aussi partager mon propre avis (positif ou non), faire découvrir des œuvres… et en même temps m’exercer à écrire et stimuler mon esprit critique. Bon, malheureusement je ne peux pas pour l’instant à cause de mes études consacrer autant de temps au blog comme je le voudrais. En plus, je ne chronique pas tout ce que je lis, uniquement les œuvres auxquelles je pense pouvoir apporter des éléments pertinents que ce soit en bon ou en mauvais, ce qui n’arrange pas cette production chaotique !

Je ne parle pas uniquement de littérature dans mon blog, je m’intéresse à tous les supports de l’Imaginaire. Les jeux vidéo (surtout indépendants) me tiennent particulièrement à cœur et à l’avenir j’envisage d’agrémenter mes chroniques écrites par des vidéos. Pour l’instant, mon blog est pauvre en contenu mais j’ai comme projets d’ajouter d’autres catégories de chroniques telles que le cinéma, les séries, la musique et de manière plus générale l’art (illustrations, expositions etc…).

Pour terminer, lesquelles de tes récentes lectures nous conseillerais-tu ?

53905587_pSans hésitation, tous les recueils de Sylvie Lainé, surtout Espaces Insécables ! La nouvelle Les Yeux d’Elsa dans Marouflages m’a aussi pas mal marquée ! Certes ce ne sont pas des recueils récents mais c’est vraiment ma plus grosse découverte post-Utopiales 2013. J’ai hâte de lire son prochain recueil, L’Opéra de Shaya, toujours chez ActuSF.

Et sans grande surprise pour une adepte des nouvelles de Science-Fiction de George R. R. Martin, je conseille son dernier recueil paru en France, Au fil du temps (avec une mention spéciale pour la nouvelle Variantes Douteuses que j’ai trouvé magistrale !), toujours aussi chez ActuSF que je remercie au passage pour leur travail d’édition de ses nouvelles. Pour ma plus grande joie, il semblerait en plus qu’ActuSF ait prévu d’éditer un autre recueil de l’auteur : Au fil des rêves !
Vous pouvez retrouver le blog de Cerise en cliquant sur la bannière ci-dessous :

bannerfans_7053311N’hésitez pas à nous rejoindre sur le forum du Planète-SF pour partager vos lectures, et bien plus encore.

Ceux qui souhaitent également être interviewés, vous pouvez vous signaler ici.

Interview des membres de la communauté Planète-SF #7 : Vert

90Je suis Vert, j’ai 27 ans (et toutes mes dents sauf celles de sagesse, d’ailleurs on voit les dégâts) et dans la vraie vie je suis « technicienne d’information documentaire et collections patrimoniales », ce qui est juste du jargon pour dire bibliothécaire dans le monde universitaire.

A part ça j’aime lire (quelle surprise !), ce qui est très pratique pour passer le temps dans les transports en commun en région parisienne. Et j’aimerais pouvoir passer ma vie au ciné. Et avoir le temps de visiter toutes les expos qui me font envie. Et que les journées fassent 48h pour pouvoir avancer dans mes séries favorites. Bref si vous avez une machine à voyager dans le temps à me vendre, je suis preneuse !

Pourquoi t’intéresses-tu aux littératures de l’imaginaire ? As-tu des livres et auteurs cultes ?

Je crois que ce sont des genres qui m’ont toujours intéressé. Je me souviens avoir emprunté des dizaines de fois les recueils Mille ans de contes à la bibliothèque quand j’étais petite, et mes histoires préférées de J’aime lire ou de Je bouquine ont toujours impliqué une bonne dose de fantasy ou de SF.

Pourquoi ? Probablement pour l’évasion qu’elles procurent, et ce autant pour l’exotisme éventuellement des univers que pour leur simplicité. Parce que la vie, c’est quand même affreusement compliqué, on est donc toujours content de visiter des mondes où les choses sont plus simples (les grands méchants portent du noir, les héros sont désignés par des prophéties, les vaisseaux spatiaux permettent de traverser la galaxie en quelques secondes etc.).

Avec le temps j’ai aussi appris à apprécier le regard que ces littératures permettent de porter sur notre monde actuel. Je trouve que qu’il est plus facile de réfléchir sur plein de sujets avec la distance qu’offrent les littératures de l’imaginaire, c’est un peu comme prendre de la hauteur pour mieux juger une situation !

Sinon pour ce qui est de mes livres et auteurs favoris, ils sont fort nombreux mais je vais essayer de me limiter à une petite sélection : il y a Neil Gaiman (surtout pour Sandman et American Gods), Ursula Le Guin (et son cycle de Hain), J.R.R Tolkien qu’il est inutile de présenter, Elisabeth Vonarburg et ses géniales Chroniques du Pays des Mères, et bien sûr Daniel Keyes et ses Fleurs pour Algernon.

Quelle est l’histoire de ton blog ? Y parles-tu uniquement de littératures de l’imaginaire ?

J’ai ouvert mon premier blog en 2005 et j’y racontais un peu beaucoup ma vie. Et puis j’ai commencé à parler beaucoup moins de moi et beaucoup plus de mes lectures et voilà comment est né Nevertwhere (enfin à l’époque c’était encore L’étrange bibliothèque de Calenwen jusqu’à que je me rende compte que le nom était bien trop long à prononcer à haute voix et que la schizophrénie des pseudos devienne difficile à gérer).

A l’heure actuelle j’y parle principalement de mes lectures (qui sont à 99% issues des littératures de l’imaginaire), mais j’essaye toujours de parler un peu de cinés, d’expos ou de musique, ça met un peu de variété au menu, même si ça reste en général toujours lié à l’imaginaire, on ne se refait pas !

Pour terminer, lesquelles de tes récentes lectures nous conseillerais-tu ?

lessoufflesnelaissentpasdetraces Si je suis raisonnable et que je considère comme « récents » les trois derniers mois, je vous conseillerais de jeter un œil (voire deux) au premier roman de Timothée Rey, Les souffles ne laissent pas de traces, qui est un excellent polar préhistorique qui joue la carte d’une reconstitution plutôt crédible mais néanmoins truffée d’humour, le résultat est assez improbable mais complètement délicieux.

soldatsdelamerIl y a aussi Les soldats de la mer de Yves & Ada Rémy, un recueil de nouvelles de fantasy (ou de fantastique, allez savoir) vraiment agréable à lire, et assez unique en son genre.

Et puis depuis janvier je redécouvre Sandman, le superbe comic de Neil Gaiman, dans sa nouvelle édition Urban Comics. C’est très difficile de parler de cette œuvre complexe qui joue beaucoup des mythes et des sandman1figures historiques et parle bien sûr de rêves, mais aussi d’histoires sous toutes leurs formes.

Sinon la prochaine fois, j’essaierais de vous proposer des titres qui ne commencent pas par la lettre S, promis !

Pour visiter Nevertwhere, le blog de Vert, cliquez sur  sa belle bannière ci-dessous :

banmarmotte

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le forum du Planète-SF pour partager vos lectures, et bien plus encore.

Ceux qui souhaitent également être interviewés, vous pouvez vous signaler ici.

Interview des membres de la communauté Planète-SF #6 : Alias

DSC00865-small
Photo prise par Iris Benesch.

Tchô. Stéphane « Alias » Gallay, graphiste de profession, historien de formation, rôliste de longue date et grand consommateur de science-fiction et de fantasy depuis encore plus longtemps.

J’entretiens un vague complexe d’auteur semi-raté, avec dans ma besace un jeu de rôles de science-fiction, Tigres Volants, plus quelques projets de textes dans ce même univers.

A part ça, je suis Suisse et Français et, en toute logique, j’habite à Genève. J’aime d’ailleurs beaucoup parsemer ma prose d’helvétismes qui font mailler les Frouzes.

Pourquoi t’intéresses-tu aux littératures de l’imaginaire ? As-tu des livres et auteurs cultes ?

Techniquement, je pense qu’on peut dire que toute littérature est « de l’imaginaire ».

Dans mon cas, il se trouve que j’ai toujours aimé lire et que je suis tombé assez tôt dans la science-fiction (surtout) et le fantastique (un peu). Mon adolescence a en partie été façonnée par les Fleuve Noir Anticipation (et les San-Antonio, mais c’est une autre histoire).

J’ai assez peu d’auteurs-culte, à part peut-être Nicolas Bouvier, un grand voyageur originaire de Genève lui aussi, et qui a écrit sur ses périples à travers un monde qui peut en remontrer à pas mal d’univers de SF en matière d’exotisme.

Sinon, dans les ouvrages-cultes, je pense que En terre étrangère, de Robert Heinlein rentre dans cette catégorie, ainsi que L’usage du monde, dudit Nicolas Bouvier. Plus récemment, j’ai été soufflé par The City & The City, de China Miéville.

Quelle est l’histoire de ton blog ? Y parles-tu uniquement de littératures de l’imaginaire ?

Blog à part, troisième époque, est le lieu où je parle de tout ce qui m’intéresse. Autant dire que c’est assez éclectique.

Sa première incarnation date de septembre 2003, mais avant ça, je m’épanchais régulièrement (en anglais) sur un site US, qui s’appelait Kuro5hin. Cette nouvelle version, sur laquelle j’ai essayé de rapatrier tous mes anciens billets de différents horizons, date de début 2009 et a récemment dépassé les 2000 articles.

Il y a certes des littératures de l’imaginaire, sous forme de livre ou de bandes dessinées, mais aussi du ciné, du jeu de rôles et beaucoup, beaucoup de musique. Je suis un fan de rock et de métal progressif, un genre qui s’est d’ailleurs passablement inspiré de la science-fiction et de la fantasy.

De temps à autres (genre, tout les vendredi), je râle sur un sujet de société: revenu de base, logiciel libre, copyright madness et autres.

Les-Etoiles-s-en-balancentPour terminer, lesquelles de tes récentes lectures nous conseillerais-tu ?

J’ai été très impressionné par la récente anthologie This Is How You Die, suite de Machine of Death, qui parle de ce qui se passe quand les gens peuvent apprendre la façon dont ils vont mourir. Le premier était sympa, celui-ci est vraiment ébouriffant.

En français, j’ai bien aimé le post-apo « verlangérien » de Laurent Whale, dans Les Étoiles s’en balancent, ainsi que la première intégrale des nouvelles du Projet Bradbury, de Neil Jomunsi.

Vous pouvez retrouver le blog d’Alias en cliquant sur la bannière ci-dessous :

blogapart

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le forum du Planète-SF pour partager vos lectures, et bien plus encore.

Ceux qui souhaitent également être interviewés, vous pouvez vous signaler ici.

Interview des membres de la communauté Planète-SF #5 : Nébal

406820_369376196488402_664040686_nPeux-tu te présenter en quelques mots ?

Je peux le faire.

Oui.

Enfin, je crois.

Donc, Nébal, de mon vrai nom Bertrand Bonnet, 31 ans, parisien d’adoption, après avoir longuement vécu à Auch puis, pour mes études (de droit, on va dire, pour faire simple), à Toulouse ; au bout de dix ans dans la ville rose, j’ai lâché lesdites études et une thèse qui ne voulait pas démarrer pour changer complètement de monde, et essayer de bosser dans le milieu de l’édition. Ce qui n’est pas évident… Mais depuis 2010, j’ai pu faire quelques travaux de correction ou préparation de copie pour divers éditeurs, un peu de direction d’ouvrage également (chez Dystopia), et tout récemment de la traduction.

Pourquoi t’intéresses-tu aux littératures de l’imaginaire ? As-tu des livres et auteurs cultes ?

L’imaginaire, c’est ce qui m’a amené véritablement à la lecture. Je lisais certes déjà d’autres trucs avant, mais le gros déclencheur, ça a été la découverte du Seigneur des anneaux, vers l’âge de dix ans, je crois. J’ai un peu galéré sur ce monstre (je me souviens d’avoir abandonné une première tentative au chapitre sur le Conseil d’Elrond), mais la drogue a assez rapidement pris. Du coup, de dix à dix-huit ans en gros, je n’ai quasiment lu que de l’imaginaire (au sens large : je n’ai pas de préférence entre la science-fiction, la fantasy et le fantastique, j’ai découvert tout ça en même temps à peu de choses près, et y ai également trouvé mon bonheur). Très tôt (trop tôt, sans doute…), je me suis ainsi fait le « cycle de Dune », puis pas mal d’Asimov, Lovecraft bien sûr (j’y reviendrai), Stephen King, et j’en passe. J’ai eu un passage à vide pendant mes cinq premières années d’études, où j’ai lu davantage de « classiques », enfin, et surtout beaucoup d’essais, des trucs comme ça ; presque rien en imaginaire « pur », en dehors de Terry Pratchett de temps en temps (mais c’est aussi l’époque ou j’ai découvert Kafka, Borges, etc.). Et puis j’ai redécouvert Philip K. Dick – j’étais passé largement à côté quand j’étais ado –, et la drogue m’a repris. Depuis, j’ai lu énormément de choses dans ces littératures, même si ça s’est un peu calmé ces derniers temps, pour tout un tas de raisons plus ou moins valables.

J’ai du mal à expliquer ce goût particulier. Mais je crois que dans l’absolu, en théorie si l’on préfère, c’est la liberté offerte par ces genres qui me séduit, la possibilité de s’affranchir des contraintes du réel pour raconter… ben, ce que l’on veut, quoi. Je n’ai compris que tardivement qu’on pouvait faire un super bouquin en jouant à fond la carte du réalisme, et même de la banalité ; longtemps, ce qui m’a séduit avant tout, c’était la possibilité d’aller voir ailleurs, dans des univers parallèles ou sur d’autres planètes, ou d’injecter l’anormal dans notre triste monde tragique, quand bien même ce ne serait qu’un léger décalage pourtant lourd de sens. Certes, en m’intéressant aux littératures de l’imaginaire, à leur histoire, leur théorie, tout ça, j’ai bien vu que tout n’était pas aussi simple (hélas ?)… Mais il y a toujours cette étincelle, ce goût de l’exotisme et du bizarre (et pas mal aussi de l’inquiétant). Et il y a enfin l’intérêt pour toute la réflexion politique, sociale, philosophique, qu’autorisent ces genres : j’ai la conviction qu’on n’a jamais rien trouvé de mieux pour parler de notre monde que ce regard biaisé, extérieur. L’utopie, notamment, et ce dans toutes ses acceptions, me fascine. Alors voilà : rêver, frissonner et réfléchir. Même si je lis aujourd’hui beaucoup d’autres choses, et si je suis bien moins sectaire qu’avant, cela reste pour moi un programme idéal.

Des livres et des auteurs cultes, oui, un paquet… Bien évidemment, je dois accorder une place particulière à H.P. Lovecraft, auteur qui me fascine tout particulièrement (je crois que ça s’est vu…), à tel point qu’il est le seul à avoir sa propre rubrique sur mon blog, en quelque sorte. Des auteurs que j’ai découvert ado, c’est vraiment celui dont je ne me lasse pas (j’ai été également très tolkienophile, mais l’abus de fonds de tiroir m’en a longtemps détourné…) ; je l’envisage aujourd’hui d’un œil très différent de quand j’ai découvert ses textes, bien sûr, mais je me passionne toujours pour son œuvre, et au-delà sa vie et sa pensée ; je ne cesse donc de relire Lovecraft, et de lire des choses sur lui et autour de lui… Comme dit plus haut, Philip K. Dick a également une place très particulière : c’est vraiment l’auteur qui m’a ramené à la science-fiction, et au-delà, une fois de plus, une personnalité qui me fascine. Je citerais également volontiers J.G. Ballard et Ursula K. Le Guin ; plus récemment, Stephen Baxter, Ted Chiang, Greg Egan… De par chez nous, Yves et Ada Rémy (mais je ne suis pas objectif), Léo Henry et Jacques Mucchielli (idem), Jean-Philippe Jaworski, Catherine Dufour… Et plein d’autres.

Quelle est l’histoire de ton blog ? Y parles-tu uniquement de littératures de l’imaginaire ?

J’ai commencé à tenir mon blog en juillet 2007 (mine de rien, ça fait un petit moment, tiens…) ; je l’ai parfois interrompu, mais dans l’ensemble je m’y suis tenu avec un rythme assez régulier. L’idée, au départ, n’était pas du tout de faire un blog uniquement littéraire, et encore moins orienté sur l’imaginaire ; c’est venu comme ça, tout naturellement, simplement parce que c’était au cœur de mes préoccupations. Mais j’ai toujours utilisé le blog pour parler aussi d’autres choses, certaines pouvant se raccorder à l’imaginaire (cinéma, jeu de rôle), d’autres moins (musique, et de temps en temps sujets de politique et société, même si j’ai abandonné l’idée originelle de leur consacrer une rubrique à part entière). J’y rapatrie aussi mes chroniques pour d’autres supports, comme Bifrost, la Salle 101 ou feu Le Cafard cosmique, ou encore Les Immortels (c’est d’ailleurs clairement mon activité de blogueur qui m’a ouvert ces portes-là). Donc l’idée c’est tout de même, encore aujourd’hui, ben, de parler de tout ce qui m’intéresse, quoi… sans me tenir à proprement parler à une sorte de « ligne éditoriale ». Cette approche me paraît particulièrement adaptée à l’objet blog, avec son caractère très personnel, en forme de « journal extime » disait une camarade. Mais, en même temps, je crains du coup de ne pas être trop impliqué dans la blogosphère en général et SF en particulier, notamment en refusant de faire des concours, de participer à des challenges ou truc ; ce n’est pas ce qui me botte là-dedans, j’ai envie que Welcome to Nebalia reste entièrement ma chose, un reflet de ce qui me parle à un moment donné, sans contraintes d’aucune sorte : ça fonctionne un peu par cycles, du coup, et je ne suis pas certain que les lecteurs s’y retrouvent toujours, mais l’envie de communiquer l’enthousiasme (ou plus rarement les coups de gueule…) reste là ; je ne sais pas si ça marche… Je l’espère.

Pour terminer, lesquelles de tes récentes lectures nous conseillerais-tu ?

imaroPas grand-chose en imaginaire, a fortiori récent, désolé… En dehors des lovecrafteries, je n’en ai pas lu beaucoup ces derniers temps. Mais je pourrais tout de même citer deux des bouquins que j’ai chroniqués pour le prochain Bifrost (chroniques pas encore disponibles, du coup…), à savoir l’intégrale d’Imaro de Charles Saunders, une excellente saga d’heroic fantasy au sens le plus fort, hommage appuyé mais très réussi à Robert E. Howard, dans un cadre africain : c’est le type même du bon, et même très bon divertissement à mes yeux. Côté SF, j’ai vraiment bien aimé Harmonie de Project Itoh ; le livre n’est pas sans défauts (notamment du côté formel…), mais c’est un bon exemple de SF intelligente, à même de remettre en cause les présupposés du lecteur ; c’est très froid, oui, mais brillant. Sinon, mon dernier énorme coup de cœur dans ces genres, ça a été Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski.

Mais ma grande passion, depuis l’été dernier, ça a été les Contree-indiennewesterns. Je m’y suis lancé sur un coup de tête, sans véritable programme à la base, mais j’y ai vraiment trouvé mon bonheur, alors que je ne suis pas forcément un très grand connaisseur du genre cinématographique. Mais lisez tous (je le veux !) des livres tels que Contrée indienne de Dorothy M. Johnson, Lonesome Dove de Larry McMurtry, ou encore Warlock d’Oakley Hall : au-delà des étiquettes, ce sont des bouquins extraordinaires, d’une puissance, d’une finesse et d’une intelligence qui ne peuvent qu’emporter l’adhésion.

Vous pouvez retrouver le blog de Nébal en cliquant sur la bannière ci-dessous

nebalia

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le forum du Planète-SF pour partager vos lectures, et bien plus encore.

Ceux qui souhaitent également être interviewés, vous pouvez vous signaler ici.

Interview des membres de la communauté Planète-SF #4 : Herbefol

HerbefolHerbefol, lecteur de 36 ans, je participe depuis une bonne dizaine d’années (ça ne me rajeunit pas) à plusieurs forums d’imaginaire et depuis fin 2008 je suis l’heureux propriétaire d’un blog de chroniques sur le genre. J’ai aussi apporté ma très modeste contribution en traduisant quelques nouvelles de science-fiction.

Pourquoi t’intéresses-tu aux littératures de l’imaginaire ? As-tu des livres et auteurs cultes ?

Étant fasciné depuis tout petit par les sciences et en particulier l’espace, je me suis intéressé à la SF. D’abord par le biais de la bande-dessinée avec des séries comme Yoko Tsuno de Roger Leloup et Valérian et Laureline de Christin et Mézières, et du dessin animée avec Il était une fois… l’espace. Puis vers 12-13 ans j’ai commencé à me lancer dans la littérature de SF, avec l’un des plus grands auteurs du genre : Isaac Asimov. Après je suis passé à d’autres auteurs, en commençant par Arthur C. Clarke et Robert Sheckley et vingt ans après je continue de m’intéresser à des « classiques » de la science-fiction tout en essayant de suivre les nouveautés. Le passage à la fantasy s’est fait plus tard, vers la vingtaine, quand je me suis décidé à lire Le hobbit puis Le Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien. Et ensuite même parcours que pour la SF : lecture de quelques auteurs emblématiques, David Eddings et Tad Williams, avant de diversifier l’ensemble, et de lire les nouveautés tout en allant creuser un peu parmi les œuvres classiques.

Du côté des auteurs préférés, outre Asimov qui a chez moi une place en tant que premier véritable auteur de SF lu, il y a quelques noms qui me viennent à l’esprit. Tout d’abord Neal Stephenson, Le samouraï virtuel/Snow crash avait été une bonne claque et depuis j’ai toujours pris un grand plaisir à lire sa plume, même son premier roman, Panique à l’université, pourtant pas très intéressant au final. Stephen Baxter, parce qu’il est capable de mettre en scène une SF très ardue sur le plan scientifique et technique, tout en restant accessible, avec parfois des images assez fortes qui restent longtemps en tête. La lecture de L’affaire Jane Eyre peu après sa sortie en France a été l’une de mes expériences les plus marquantes en tant que lecteur, je suis donc obligé de citer Jasper Fforde dans cette liste, d’autant plus que son roman suivant, Délivrez-moi, arrivait à placer la barre quelques crans plus haut, ce que je n’imaginais pas possible. Enfin, j’ajouterais le nom de Steven Erikson, parce que je pensais devoir attendre longtemps avant de trouver une série de fantasy qui me marque autant que Le Trône de Fer de George R. R. Martin. Moins de deux ans après, je lisais Gardens of the Moon puis Deadhouse Gates, les deux premiers volumes du Malazan Book of the Fallen d’Erikson et je compris que je tenais cette fois mon maître-étalon du genre. Près de dix ans après, je n’ai toujours pas trouvé qui est capable de le dépasser et je crois que ça durera encore un moment.

Quelle est l’histoire de ton blog ? Y parles-tu uniquement de littératures de l’imaginaire ?

L’idée de faire un blog de chroniques m’a été suggéré par un ami éditeur. Après quelques jours de réflexion j’ai décidé de me lancer et fin 2008 je publiais ma première chronique. Depuis le blog a connu des hauts et surtout des bas en terme de fréquence (quinze chroniques seulement sur l’année 2012 par exemple), mais depuis un an je réussi à maintenir une certaine régularité. L’année dernière j’ai aussi déménagé l’ensemble du blog, en m’achetant mon nom de domaine rien qu’à moi, ce qui le rend peut-être un petit peu plus facile à trouver.

Je n’y fais quasiment que des chroniques et pratiquement que de l’imaginaire. Essentiellement parce que je lis dans ces genres à plus de quatre-vingt-dix pour cent et ne chroniquant pas toutes mes lectures je fais généralement l’impasse sur ce qui sort de l’imaginaire. J’ai fait exception une fois avec un roman de Philip Kerr et je devrais récidiver pour le même auteur, dont j’aime beaucoup la plume et peut-être aussi pour quelques ouvrages historiques. Mais cela restera une exception. Je crois que pour le peu de lecteurs qu’il a mon blog est associé à l’imaginaire, il vaut donc mieux qu’il reste principalement orienté dans cette direction.

Pour terminer, lesquelles de tes récentes lectures nous conseillerais-tu ?

Au-delà de cles herosertains des derniers ouvrages que j’ai chroniqué et qui m’ont bien plu, comme Les héros de Joe Abercrombie, Lasser – Un privé sur le Nil de Sylvie Miller & Philippe   Ward et le premier épisode du feuilleton Le rêve Oméga de Jeff Balek, je peux vous conseiller quelques lectures.

Vert-de-gris, de Philip Kerr, septième volume des aventures de Bernie Gunther dans lequel on commence un peu à creuser les activités de Gunther pendant la deuxième guerre mondiale. Même si cela fait un bon moment que Kerr retourne son personnage dans tous les sens, il trouve encore moyen d’en tirer quelque chose d’intéressant.

La guerre germano-soviétique, un pavé historique écrit par un ami, Nicolasguerre germano-sovietique Bernard, qui fait une très belle synthèse des travaux historiques sur ce conflit. Le volume de travail derrière ce livre est monstrueux et Nicolas a réussi à accéder à un certain nombres de sources historiques russes, chose assez inédite pour un ouvrage en français. Le tout est écrit de façon accessible au profane qui voudrait se pencher un peu sur la question.

Le dernier épisode du feuilleton numérique Jésus contre Hitler, de Neil Jomunsi. Un feuilleton sur la lutte entre le plus grands des « super-héros » et le plus grand « méchant », avec des rebondissements improbables, des bases secrètes à faire pâlir de jalousie les ennemies de l’agent 007 et des trucs indicibles surgis des éons cyclopéens. Le premier épisode étantspace brothers disponible gratuitement, il serait dommage de ne pas l’essayer.

Enfin, Space Brothers, de Chûya Koyama, un manga de SF sur la conquête de l’espace qui se passe dans un futur proche. Koyama décrit très bien tout le processus de sélection des candidats astronautes et les motivations de ses derniers. Le ton général est sérieux mais l’auteur sait parsemer son récit de petites touches d’humour. Une série dans la droite lignée du Planètes de Makoto Yukimura, dont elle semble le digne successeur.

Pour aller visiter L’Affaire Herbefol, c’est par ici !

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le forum du Planète-SF pour partager vos lectures, et bien plus encore.

Ceux qui souhaitent également être interviewés, vous pouvez vous signaler ici.